Parution : « Oral et écrit dans l’Antiquité orientale »

Thomas Römer, Hervé Gonzalez, Lionel Marti, Jan Rückl (éds),

Oral et écrit dans l’Antiquité orientale : les processus de rédaction et d’édition. Actes du colloque organisé par le Collège de France, Paris, les 26 et 27 mai 2016 (Orbis biblicus et orientalis 291), Leuven – Paris – Bristol, CT : Peeters, 2021, XIV-345 p.

Relié, 24,5 x 16,5 cm
ISBN: 9789042942646

La question de la place de l’oralité dans la production et la transmission des grandes traditions littéraires du Proche-Orient ancien a fait couler beaucoup d’encre au moins depuis le XIXe siècle. Alors que l’idée d’une dichotomie entre oral et écrit, avec l’hypothèse d’une première phase orale avant la mise par écrit des textes, a longtemps dominé les reconstructions historiques, les travaux récents soulignent davantage la contemporanéité de l’oral et de l’écrit dans la composition, l’édition et la transmission des textes. L’idée de contemporanéité soulève de nouvelles questions, dont celle des modes d’articulation entre oral et écrit: cette imbrication est complexe, pouvant prendre des formes variées, en fonction des contextes socio-historiques et culturels, des genres littéraires et de la fonction des textes. C’est dans le but d’approfondir la compréhension de ces articulations que le colloque «Oral et écrit dans l’Antiquité orientale: les processus de rédaction et d’édition» s’est tenu au Collège de France les 26 et 27 mai 2016. Dans une perspective comparatiste, les travaux réunis dans ce volume abordent différentes zones géographiques, périodes et corpus de textes, offrant ainsi un aperçu nuancé de la variété des interactions possibles entre l’oral et l’écrit dans le Proche-Orient ancien.

The question of the place of orality in the production and transmission of the great literary traditions of the ancient Near East has been widely discussed since at least the 19th century. While the idea of a dichotomy between orality and writing, with the hypothesis of a first oral phase preceding the writing of texts, has long dominated historical reconstructions, recent work has placed more emphasis on the contemporaneity of orality and writing in textual composition, editing and transmission. The very idea of contemporaneity raises new questions regarding the articulation between oral and written, a complex interweaving that may take various forms, depending on the socio-historical and cultural contexts, the literary genres and the function of the texts. With the aim of deepening our understanding of such articulations, the colloquium « Orality and Writing in Eastern Antiquity: The Processes of Composition and Redaction » was held at the Collège de France on May 26-27, 2016. Taking a comparative perspective, the volume addresses different geographical areas, periods, and bodies of texts, thus offering a nuanced overview of the variety of possible interactions between orality and writing in the ancient Near East.

https://www.peeters-leuven.be/detail.php?id=5625

PDF complet du livre en libre accès : https://www.peeters-leuven.be/pdf/9789042942653.pdf

Nouvelle parution : Représenter dieux et hommes dans le Proche-Orient ancien et dans la Bible

Thomas Römer, Hervé Gonzalez et Lionel Marti (eds)
Représenter dieux et hommes dans le Proche-Orient ancien et dans la Bible. Actes du colloque organisé par le Collège de France, Paris, les 5 et 6 mai 2015 (Orbis Biblicus et Orientalis 287), Leuven – Paris – Bristol, CT : Peeters, 2019.
coverBroché, XII-386 pages
ISBN 978-90-429-3973-8
Quelle est la fonction des représentations du divin et aussi des hommes dans le Proche-Orient ancien? Quelles sont les différentes manières de rendre visible des dieux et quelles en sont les fonctions particulières? Ces représentations matérielles et visuelles permettent-elles de mieux comprendre les cultes officiels et les cultes privés? Quel est le rôle des images dans le culte royal? Est-ce le roi ou tous les humains qui sont «l’image» des dieux? Pour quelles raisons décide-t-on d’interdire des images cultuelles? Y a-t-il des précurseurs à l’interdiction biblique dans le Proche-Orient ou ailleurs? Comment les représentations des dieux et des hommes changent-elles en l’absence d’image cultuelle?
Le colloque «Représenter dieux et hommes dans le Proche-Orient ancien et dans la Bible», qui s’est tenu les 5 et 6 mai 2015 au Collège de France, avait pour but d’éclairer ces questions autour de l’image, un sujet central pour l’intelligence des religions anciennes et modernes.
What was the function of representing deities and also humans in the ancient Near-East? Which were the different ways of making gods visible, and the specific functions of these representations? Might these material and visual representations help us to better understand official cults, as well as private cults? What was the role of images in the royal cult? Was the king the only “image” of the gods, or could all humans fulfill this role? Why were cult images forbidden? Does the biblical prohibition have any precedent or parallel in the ancient Near-East, or elsewhere? And how do the ways of representing gods and humans change in the absence of cultic images?
The conference Representing Gods and Humans in the Ancient Near-East and in the Bible, held at the Collège de France, Paris, on May 5-6 2015, sought to shed light on these questions surrounding the image, a critical issue for our understanding of ancient as well as modern religions.
Le volume est en libre accès, à la page internet suivante :

Colloque : Des femmes au pouvoir !? Reines, prêtresses, prophétesses et autres dans le Proche-Orient ancien

Le jeudi 23 mai et le vendredi 24, à l’amphithéâtre Marguerite de Navarre, aura lieu le colloque annuel de la chaire Milieux bibliques.

Le colloque est intitulé : Des femmes au pouvoir !? Reines, prêtresses, prophétesses et autres dans le Proche-Orient ancien 

Le programme du colloque est le suivant :

JEUDI 23 MAI

9h30 Ouverture du colloque par Thomas Römer

Présidence : Thomas Römer

9h45 Laura Battini (CNRS, UMR 7192), Les reines oubliées de la Mésopotamie : d’Alma à Pu’abi, au IIIe millénaire avant notre ère

10h15 Boris Alexandrov (Université Lomonossov de Moscou), La dernière tawananna: la grande reine hittite Puduheba et son temps

10h45 Corinne Lanoir (Institut protestant de théologie, UMR 7192), Jézabel, princesse de Tyr et reine d’Israël (1 Rois 21)

PAUSE

Présidence : Dominique Charpin

11h45 Danielle Elisseeff (EHESS), Femmes de pouvoir en Chine ancienne

12h15 Violaine Sebillotte Cuchet (Université Paris I, UMR 8210), Les détentrices de charge dans les cités grecques (Ve–Ier siècle avant J.-C.) : des réceptions contrastées

DÉJEUNER

Présidence : Hervé Gonzalez

14h15 Anne Bielman Sánchez & Giuseppina Lenzo (Université de Lausanne), Les reines lagides du IIIe et IIe siècles av. n. è. : une lente marche vers le pouvoir

15h15 Jean-Daniel Macchi (Université de Genève), Représentation du pouvoir féminin à la cour perse selon le livre d’Esther et la littérature grecque

PAUSE

Présidence : Corinne Lanoir

16h15 Sophie Ramond (Institut catholique de Paris), Qu’il vaut mieux parfois laisser agir les femmes. L’histoire d’Abigaïl et de David en 1 Samuel 25

16h45 Thierry Legrand (Université de Strasbourg), Traduire le courage et l’exemplarité des femmes : le Targum de Ruth

 

VENDREDI 24 MAI

Présidence : Christophe Nihan

9h30 Dominique Charpin (Collège de France, UMR 7192), Les prêtresses-entum du dieu Nanna à Ur : nouvelles approches

10h00 Nele Ziegler (CNRS, UMR 7192), Kunšîm-mâtum, la prêtresse de Dagan de Terqa (XVIIIe siècle av. J.-C.)

10h30 Lionel Marti (CNRS, UMR 7192), Femmes au pouvoir ou de pouvoir ? Quelques réflexions issues de la documentation assyrienne

PAUSE

Présidence : Nele Ziegler

11h30 Thomas Römer (Collège de France, UMR 7192), Lilith : comment une démone devient la première femme d’Adam

12h00 Christophe Nihan (Université de Lausanne, UMR 7192), Textile, ligature rituelle et pouvoir féminin : à propos d’Ézéchiel 13

DÉJEUNER

Présidence : Sophie Ramond

14h00 Valérie Nicolet (Institut protestant de théologie), Les multiples visages de Marie-Madeleine dans les traditions anciennes

14h30 Pierluigi Piovanelli (EPHE), Quand les femmes étaient des prêtres… Un réexamen des rôles d’autorité exercés par les premières femmes chrétiennes

15h Simon Mimouni (EPHE), Marie de Nazareth : une figure au centre des conflits doctrinaux du IIe au Ve siècle

PAUSE

Présidence : Thomas Römer

16h00 Jacqueline Chabbi (Université de Paris VIII), Le statut du féminin dans le Coran entre surnaturel et société

16h30 Salvatore D’Onofrio (Université de Palerme), Autres femmes au pouvoir !? Eléments de synthèse dans une perspective anthropologique

17h00 Clôture du colloque par Thomas Römer

Des femmes au pouvoir !? – Programme actualisé

Des femmes au pouvoir !? – Flyer actualisé

Semitica 60

Semitica 60, édité par Michael Langlois sous la direction de Thomas Römer. Leuven, Peeters, 2018. 555 p.

  • Jean-Marie Durand & Grégory Chambon. Le creusement d’un puits à l’époque amorrite.
  • Koowon Kim. List of filial duties: its narratological role in the ʾAqhatu story.
  • Israel Finkelstein, Thomas Römer, Christophe Nicolle, Zachary C. Dunseth, Assaf Kleiman, Juliette Mas & Naomi Pora. Excavations at Kiriath-jearim near Jerusalem, 2017: preliminary report.
  • Assaf Kleiman. Comments on the Archaeology and History of Tell el-Farʿah North (Biblical Tirzah) in the Iron IIA.
  • Gaby Abousamra. Huit stèles funéraires phéniciennes inédites.
  • Edgar Kellenberger. Once Again: the Fable of Jotham (Judg 9) and Aesop.
  • Isabel Cranz. The Rhetoric of Prohibitions: Divination and Magic in Deuteronomy and Leviticus.
  • Innocent Himbaza. Le Pentateuque a-t-il été compilé et édité en hâte ?.
  • Nadav Naʾaman. Echoes of the Israelite Conquest and Settlement of the Mishor in the Book of Numbers.
  • Benedikt Hensel. Cult Centralization in the Persian Period: Biblical and Historical Perspectives.
  • Zoltán Niederreiter & Benjamin Sass. On a cylinder seal with a newly deciphered Arabian legend.
  • André Lemaire & Michael C.A. Macdonald. Some ancient north Arabian notes.
  • Matthew Phillip Monger. 4Q216 – A New Material Analysis.
  • Clément Moussé. Les sanctuaires des prophètes chez les pèlerins chrétiens et musulmans, le sanctuaire d’Hébron ou le Ḥaram al-Ḫalīl.
  • Papers delivered at the workshop “The Assyria–Levant Experience: Postcolonial Perspectives” held in Paris on 24–25 February 2017.
  • Ido Koch. Introductory framework for Assyrian-Levantine colonial encounters.
  • Christian Frevel. Was Aram an Empire? A kind of a shibboleth-question.
  • Ido Koch & Lidar Sapir-Hen. Beersheba–Arad Valley during the Assyrian Period.
  • Lionel Marti. The Levant and Assyria: perspectives from Assyrian royal inscriptions.
  • Yifat Thareani. Revenge of the conquered: paths of resistance in the Assyrian city of Dan.
  • Virginia R. Herrmann. Cosmopolitan Politics in the Neo-Assyrian Empire: Local Elite Identity at Zincirli-Samʾal.
  • Jakob Wöhrle. “Woe to the Bloody City” (Nah 3:1) Postcolonial Perspectives on the Image of Assyria in the Book of Nahum and its Early Reception History.

« Le sang : discours, rites et pratiques »

Colloque de la chaire Milieux bibliques, les 24 et 25 mai 2018 au Collège de France (amphithéâtre Margueritte de Navarre)

Les cultures du Proche-Orient ancien associent intimement le sang et la vie, ce qui confère souvent à cette substance une sacralité et des propriétés toutes particulières. Le sang joue notamment un rôle important dans divers rituels, qu’ils soient d’alliance, de purification, de consécration ou apotropaïques. Il occupe également une place importante dans des discours de différents ordres, en particulier mythologiques, légaux, guerriers ou médicaux, et inspire aussi l’usage de plusieurs métaphores. Souvent symbole de vie, le sang est également un objet de tabous. Les législations sacrificielles de la Bible ne sont à ce titre qu’un des nombreux témoignages qui attestent la richesse symbolique du sang dans le Proche-Orient ancien.

S’il existe des continuités au sein des pratiques et des représentations proche-orientales liées au sang, une étude approfondie du sujet requiert avant tout d’en explorer la diversité et de replacer ces discours, rites et pratiques au sein des différents contextes culturels qui les ont développés. En ce sens, une perspective comparatiste et interdisciplinaire, réunissant des éclairages philologiques, historiques et archéologiques sur différentes sociétés d’Asie occidentale et du monde méditerranéen, est indispensable pour une meilleure compréhension de cette donnée incontournable dans la Bible et le Proche-Orient ancien.

Programme_Colloque Sang