Nouvelle parution de Thomas Römer et Loyse Bonjour : L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible

Thomas Römer et Loyse Bonjour

L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Essais Bibliques 37, Genève : Labor et Fides, 2016, 2ème éd. mise à jour (1ère éd. 2005).

144 pages, broché

L’homosexualité est aujourd’hui un des grands thèmes de société. Le débat s’inscrit aussi dans le cadre des Eglises, et lorsque les chrétiens abordent ce thème, l’argument biblique joue un rôle décisif. Or, ce recours à la Bible est une affaire hautement piégée, car bien souvent on cite les Écritures pour légitimer sa propre position sur la question. Au-delà des lectures apologétiques qui ont trop souvent réduit les textes bibliques au rôle d’arguments justifiant ou condamnant
l’homosexualité, cette nouvelle édition, remaniée et actualisée, propose un parcours historique et informatif dans le monde du Proche-Orient ancien et de la Bible, à la recherche de la conception que ces sociétés avaient des relations amoureuses et sexuelles entre deux personnes du même sexe et du statut qu’elles leur accordaient.

Thomas Römer est professeur de la chaire « Milieux bibliques » au Collège de
France et professeur de Bible hébraïque à l’Université de Lausanne.
Loyse Bonjour, théologienne, travaille pour l’International Rescue Committee à
New York.

http://www.laboretfides.com/?page_id=3&product_id=500055

Nouvelle parution de Jean-Marie Durand, Lionel Marti et Thomas Römer (éd.) : Colères et repentirs divins

Jean-Marie Durand, Lionel Marti et Thomas Römer (éd.)

Colères et repentirs divins. Actes du colloque organisé par le Collège de France, Paris, les 24 et 25 avril 2013, Orbis Biblicus et Orientalis 278, Fribourg / Göttingen : Academic Press / Vandenhoeck & Ruprecht, 2015.

 

Colères et repentirs divins : actes du colloque -

 

X-406 pages, relié

Ce colloque sur les « Colères et repentirs divins » a réuni des biblistes, des assyriologues, et des spécialistes de l’Égypte, de la Grèce et de la Rome antiques, ainsi que du monde arabe.

Le motif de la colère divine est en effet une thématique qui est partagée par toutes les civilisations anciennes et qui perdure encore aujourd’hui dans de nombreux discours religieux. Elle suppose l’existence originelle d’une faute suscitant la colère divine, qui se manifeste ensuite dans les malheurs et catastrophes survenant au cours de l’existence des individus ou des sociétés.

Plusieurs contributions portent sur la guerre et des destructions attribuées à la colère divine. La destruction de Jérusalem par les troupes babyloniennes en 587 av. J.-C. a abondamment été investie par le thème de la colère divine. Le lien entre catastrophe militaire et punition divine est largement répandu dans le Proche-Orient ancien, où de nombreux textes explorent aussi la possibilité d’apaiser les divinités.

La maladie constitue une autre expression de la colère divine abordée dans ce volume. Dans l’Égypte ancienne comme dans la Bible hébraïque, mais aussi à l’époque mamelouke, certaines maladies de peau présentent la particularité de manifester le courroux divin directement dans le corps du fautif présupposé.

Il existe également des textes, dans la Bible comme ailleurs dans le Proche-Orient, qui contestent l’idée d’un lien entre le malheur d’un groupe ou d’un individu et la manifestation de la colère divine.

S’il est largement admis que les dieux se mettent en colère, peuvent-ils également se repentir ? Si les dieux ne se repentent pas dans un sens chrétien du terme, ils peuvent néanmoins changer d’avis, éprouver un regret, faire preuve de mansuétude ou connaître l’apaisement. Cette idée est attestée par les psaumes pénitentiels dont des exemplaires inédits découverts à Mari ont été présentés pour la première fois durant le colloque. Il existe également des exemples pour la Grèce ancienne, alors que la situation à Rome semble se présenter différemment. Dans la Bible hébraïque, c’est surtout le livre de Jonas qui peut être lu comme une fable sur le repentir divin.

 

This colloquium brought together biblical scholars, specialists of ancient Mesopotamia, Egypt, Greece, Rome, and of the Islamic word. The motif of divine wrath is indeed a topic that can be found in almost all ancient civilizations, but is also often used in contemporary religious discourse. It presupposes that personal or collective faults provoke divine anger, which can manifest itself in political and military catastrophes but also in personal disasters.

Several articles deal with war and destruction as manifestations of divine wrath. In the Hebrew Bible the destruction of Jerusalem in 587 BCE is often understood as the result of Yhwh’s anger. In the ancient Near East, military catastrophes are seen to reflect divine punishment, such that certain texts explore the possibility of appeasing the gods. Illness is also explained as the consequence of the wrath of one or many gods. In ancient Egypt, and also in the Hebrew Bible as well as texts from the Mameluke period, particular skin diseases are understood as a material manifestation of divine anger that stigmatizes the supposed sinner’s body.

In ancient Mesopotamia as well as in the Bible, other texts criticize the idea of divine retribution, arguing that a collective or personal disaster cannot or should not be explained ‘logically’ in terms of divine punishment.

There seems to be little doubt that almost all deities can get angry quite easily, but what about divine repentance? Since the term repentance may have a strong Christian undertone, it might be preferable to speak of a change of mind, in which gods can also regret their acts, show mercy, or be appeased. This idea is found in two penitential psalms from Mari that are published for the first time in this volume. Examples from ancient Greece also demonstrate the appeasement of divine anger, whereas in ancient Rome the situation seems to have been somewhat different. In the Hebrew Bible, the book of Jonah can be understood as a parable about how Yhwh can or cannot change his mind.

 

Editeurs 

Jean-Marie Durand est Professeur honoraire du Collège de France, ancien titulaire de la chaire d’Assyriologie. Il a dirigé l’UMR 7192 (CNRS/Collège de France) jusqu’en 2011.

Lionel Marti est chercheur au CNRS en Assyriologie, membre de l’UMR 7192.

Thomas Römer est Professeur au Collège de France (Chaire des Milieux bibliques) et à l’Université de Lausanne (Bible hébraïque). Il est Vice-Administrateur du Collège de France et directeur de l’UMR 7192.

http://www.paulusedition.ch/academic_press/product.php?id_product=1561

Du nouveau sur le site archibab (avril 2016)

Dans le cadre du financement du projet DIGIBARCHI par l’Université de Recherche PSL (Paris Sciences et Lettres) dont nous bénéficions pendant 24 mois (2016-17 ; voir http://www.digitorient.com/?page_id=2693), nous poursuivons notamment la mise en ligne de la totalité des photographies disponibles pour les textes de Mari déjà publiés (photos argentiques numérisées ou photos numériques). Les photos des tablettes de ARM 5 sont désormais disponibles sur ARCHIBAB ; merci à F. Nebiolo pour sa collaboration à ce projet.

La table BIBLIO compte désormais 4 604 fiches, avec références au total à 32 559 textes intégralement publiés.

La table TEXTES compte désormais 18 256 fiches, soit 56% du corpus.

Nouveautés (12 textes)
– Rositani KASKAL 12, 2015 (12 textes [DC]).

Travail rétrospectif (191 textes)
– Les 83 lettres de UET 5 [M. Stol et R. de Boer] ; voir R. de Boer, « Old Babylonian Letters from UET 5 in the Archibab Database », NABU 2016/5.
– Van De Mieroop, Or 63, 1994 (26 textes administratifs de Tell Leilan) [A.-I. Langlois & DC]
– 31 documents d’archives OB parus dans JCS [AJ] :
Michalowski & Mısır, JCS 50, 1998 (1 texte)
Robertson, JCS 36, 1984 (9 textes)
Finkel, JCS 35, 1983 (2 textes)
Foster, JCS 31, 1979 (1 texte)
Rochberg-Halton & Zimansky, JCS 31, 1979 (5 textes)
Ellis, JCS 31, 1979 (9 textes)
Walker JCS 30, 1978 (4 textes)

– On a profité du traitement de KASKAL 12 pour entrer les autres étiquettes du même lot, notamment AUCT 5 228-257 (29 textes) et BRM 3 50-70 et 79a (22 textes).

– En outre, les 42 textes de Stol, JCS 34, 1982, déjà mis en ligne auparavant, sont désormais lemmatisés et tiennent compte des collations effectuées sur les tablettes de l’OI de Chicago par A. Jacquet et H. Reculeau en novembre 2015.

– De Graef, ATS 17, 2014 (7 textes [déjà entrés en déc. 2015 ; les collations de DC au British Museum ont été intégrées]).

Acquisitions de livres électroniques pour les bibliothèques d’assyriologie et d’études ouest-sémitiques par la Fondation du Collège de France

Liste_Ebooks_WDeGruyter_IPOA-FondationCdF

Voici une liste d’une centaine de titres d’ebooks acquis par la Fondation du Collège de France pour les bibliothèques de l’IPOA.

La sélection s’est faite d’après une liste fournie par l’éditeur Walter de Gruyter.

En début de document vous trouverez une explication pour accéder depuis le Portail des ressources électroniques du Collège de France aux ebooks. Attention, l’accès doit s’effectuer depuis un poste connecté dans les locaux du Collège de France.