Les tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige (catalogue d’une exposition)

L’exposition Les tables du pouvoir a été présentée au musée du Louvre-Lens du 31 mars au 26 juillet 2021. Elle est prolongée sous la forme d’un catalogue édité par Z. Gourarier et al. (éd.), Les tables du pouvoir. Une histoire des repas de prestige, Lens/Paris, 2021 auquel plusieurs membres de notre UMR, titulaires ou associés, ont participé. D’abord sous forme de trois articles :
– D. Charpin, « Le service des dieux », p. 46-49
– N. Ziegler, « Les banquets dans le royaume de Mari », p. 96-99
– L. Marti, « Le banquet du souverain universel », p. 120-125
mais aussi de plusieurs encadrés :
– A. Jacquet, « Honorer les rois défunts », p. 60-61
– V. Matoïan, « Banquets au royaume d’Ugarit », p. 72-74
– V. Chalendar, « Les tablettes culinaires de Yale : un avant-goût de la cuisine mésopotamienne », p. 102-105
– G. Chambon, « Le vin à la table des rois en Mésopotamie », p. 114-115
– M. Guichard, « Les vases zoomorphes au Proche-Orient ancien », p. 130-132
Ainsi que de nombreuses notices.

Publication de ARCHIBAB 4

Fin décembre est paru le livre de D. Charpin, M. Béranger, B. Fiette, A. Jacquet, avec la collaboration de N. Ait Said-Ghanem & V. Chalendar, ARCHIBAB 4. Nouvelles recherches sur les archives d’Ur d’époque paléo-babylonienne, Mémoires de NABU 22, Paris, 2020

Pour acheter le livre, cf. https://sepoa.fr/produit/2020-archibab-4/
Pour télécharger le pdf GRATUITEMENT, cf. https://sepoa.fr/produit/2020-memoires-de-nabu-22-pdf/ Continuer la lecture

ASH SHARQ 2020/1-2

Le volume 4 d’Ash Sharq est publié: il comprend les deux numéros 1 et 2 de l’année. Disponible en abonnement ou en achat chez Archaeopress, le volume est très intéressant.

Dans le préambule la directrice de la publication, Laura Battini, fait le point sur ces premières quatre années, rappelle aux jeunes chercheurs qu’il faut viser la qualité et non la quantité des articles publiés, demande une plus grande participation féminine et se félicite de premiers trois articles en farsi qu’elle a reçu et publié dans ce numéro.
Ce sont justement ces trois articles en farsi qui ouvrent le volume: il s’agit de comptes rendus des fouilles à Shahr-i-Shokhta, en Iran, par Enrico Ascalone, Hssein Moradi et Seyed Mansur Seyed Sajjadi qui est le Directeur de la mission de Shahr i Sokhta. Le journal, en effet ne publie qu’en anglais et dans les langues aujourd’hui parlées au Proche-Orient (turc, farsi, arabe, kurde, hébreu…). Mettre sur le même plan  la langue internationale et les les langues aujourd’hui parlées au Proche-Orient sert à faire tourner la page d’un passé colonialiste dont nous sommes pas fiers.

À part un article sur Hama (en Syrie), concernant un palais ottomane très peu étudié et même connu, détruit malheureusement en 1982 suite aux événements politiques, le reste du volume est dédié à la Mésopotamie. Deux articles sont les comptes-rendus de missions au Kurdistan Irakien: la mission de Jesper Eidem poursuit ses recherches dans la plaine Rania avec des découvertes toujours surprenantes et une nouvelle opération prometteuse (Kandara Qal) sous la responsabilité de Rita Dolce s’est ouverte depuis deux ans  au sein de la mission dirigée par Maria-Grazia Masetti-Rouault.

Deux articles sont plus philologiques: Ran Zadok les continue les investigations sur la toponymie de Judée et l’anthroponymie de la Babylonie entre les époques néo-assyrienne et hellénistique qui révèle la présence de personnes portant de noms arabes. Pierre Villard s’intéresse aux textes historiografiques mésopotamiens pour voir comment les événements politiques néo-assyriens ont influencé la réinterprétation du passé. Ce n’est pas un hasard, donc, que la Chronique de l’Esagil et probablement aussi la Chronique des Premiers Rois ont été composées à la fin de l’empire néo-assyrien, quand la bibliothèque de Ninive s’est constituée.

Toujours à propos de l’époque néo-assyrienne est l’un des deux articles de Ludovico Portuese, qui montre combien les problèmes de protection magique du palais étaient importants et ont transformé donc ses entrées en lieu de rituels spécifiques. L’autre article du même auteur nous rappelle combien la richesse de lectures des oeuvres du passé doit se réfléchir aussi sur les méthodes utilisées aujourd’hui par les chercheurs: c’est un stimulant avertissement à sonder des nouvelles voies pour mieux comprendre le passé.

Bonne lecture!

Vous pouvez vous abonner en cliquant ici

 

Télécharger les tomes 1 et 2 d’ARM 26

Les volumes Archives Royales de Mari 26/1 et 26/2 sont épuisés depuis longtemps. Grâce au travail de Juliette Mas, financé par des vacations de l’UMR 7192, ils ont été scannés (avec OCR) et sont désormais gratuitement disponibles :
– ARM 26/1 (J.-M. Durand) [64,2 MB] :
<http://www.archibab.fr/archidoc/ARM_26_1.pdf>
– ARM 26/2 (D. Charpin, F. Joannès, S. Lackenbacher & B. Lafont) [29,4
MB] : <http://www.archibab.fr/archidoc/ARM_26_2.pdf>