J. Elayi, L’Empire assyrien, Histoire d’une grande civilisation de l’Antiquité, Paris 2021, éditions Perrin.

L’Empire assyrien est le premier empire universel connu de l’Antiquité.

À son apogée, son territoire s’étend de l’Iran occidental à la mer Méditerranée, de l’Anatolie au nord du désert syro-arabique. Mais la roche tarpéienne est proche du Capitole, et il disparut brusquement en 610 avant J.-C. 

Reprenant le fil de l’histoire, Josette Elayi entreprend une vaste enquête sur cet empire oublié. La Bible disait du peuple assyrien qu’il était féroce et sans culture. Les découvertes faites depuis le XIXe siècle témoignent, au contraire, d’une civilisation fastueuse et éclairée : ce sont les Assyriens qui les premiers fondèrent de grandes bibliothèques, des parcs botaniques et zoologiques, et qui entreprirent des réformes sociales et religieuses. Cette dimension culturelle, comme un écho de leurs exploits militaires, demeure gravée dans les annales des rois soucieux de léguer à la postérité la gloire de leur règne. 

Se fondant sur les dernières découvertes, Josette Elayi lève le voile sur l’une des plus grandes civilisations de l’Antiquité et revient sur les événements majeurs qui ont marqué son histoire, comme la destruction du royaume d’Israël ou de la fabuleuse Babylone, grande rivale de l’Assyrie. 

Un ouvrage essentiel sur le Proche-Orient des VIIIe et VIIe siècles avant notre ère, appelé à devenir un classique.

The Assyrian Empire, History of a Great Civilization of Antiquity

Josette Elayi, Perrin Editions, Paris 2021

The Assyrian Empire is the first known universal empire of antiquity. 

At its peak, its territory stretches from western Iran to the Mediterranean Sea, from Anatolia to the north of the Syrian-Arab desert. But the Tarpeian rock is close to the Capitol, and it disappeared abruptly in 610 BC. 

Taking the thread of history, Josette Elayi undertakes a vast investigation into this forgotten empire. The Bible said of the Assyrian people that they were fierce and cultureless. On the contrary, the discoveries made since the 19th century bear witness to a lavish and enlightened civilization: it was the Assyrians who first founded large libraries, botanical and zoological parks, and who undertook social and religious reforms. This cultural dimension, as an echo of their military exploits, remains etched in the annals of kings anxious to bequeath to posterity the glory of their reign. 

Based on the latest discoveries, Josette Elayi lifts the veil on one of the greatest civilizations of antiquity and looks back at the major events that marked its history, such as the destruction of the kingdom of Israel or the fabulous Babylon, great rival of Assyria.

An essential work on the Near East from the 8th and 7th centuries BC, set to become a classic.

www.lisez.com/perrin/26

Kiriath-Jearim et l’arche d’alliance

Deux actualités concernent les activités de la mission archéologique de Kiriath-Jearim dirigée par Israel Finkelstein (Université de Tel Aviv), Thomas Römer (Collège de France, équipe « Études bibliques et nord-ouest sémitiques ») et Christophe Nicolle (CNRS, équipe « Mondes mésopotamiens »).
– Diffusion sur Arte le samedi 9 janvier à 20:50 h du film « A la recherche de l’arche d’Alliance, mythes et réalités » réalisé par Thierry Ragobert. A regarder en avant-première à : https://www.arte.tv/fr/videos/091125-000-A/l-arche-d-alliance-aux-origines-de-la-bible/
– Sur France culture le vendredi 8 janvier de 9 h à 10 h, l’émission « Le Cours de l’histoire » de Xavier Mauduit est consacrée à la présentation du film et à un interview de Thomas Romer et de Christophe Nicolle. Un lien vers le podcast de cette émission : https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/a-la-recherche-de-larche-dalliance-mythes-et-realites

ASH SHARQ 2020/1-2

Le volume 4 d’Ash Sharq est publié: il comprend les deux numéros 1 et 2 de l’année. Disponible en abonnement ou en achat chez Archaeopress, le volume est très intéressant.

Dans le préambule la directrice de la publication, Laura Battini, fait le point sur ces premières quatre années, rappelle aux jeunes chercheurs qu’il faut viser la qualité et non la quantité des articles publiés, demande une plus grande participation féminine et se félicite de premiers trois articles en farsi qu’elle a reçu et publié dans ce numéro.
Ce sont justement ces trois articles en farsi qui ouvrent le volume: il s’agit de comptes rendus des fouilles à Shahr-i-Shokhta, en Iran, par Enrico Ascalone, Hssein Moradi et Seyed Mansur Seyed Sajjadi qui est le Directeur de la mission de Shahr i Sokhta. Le journal, en effet ne publie qu’en anglais et dans les langues aujourd’hui parlées au Proche-Orient (turc, farsi, arabe, kurde, hébreu…). Mettre sur le même plan  la langue internationale et les les langues aujourd’hui parlées au Proche-Orient sert à faire tourner la page d’un passé colonialiste dont nous sommes pas fiers.

À part un article sur Hama (en Syrie), concernant un palais ottomane très peu étudié et même connu, détruit malheureusement en 1982 suite aux événements politiques, le reste du volume est dédié à la Mésopotamie. Deux articles sont les comptes-rendus de missions au Kurdistan Irakien: la mission de Jesper Eidem poursuit ses recherches dans la plaine Rania avec des découvertes toujours surprenantes et une nouvelle opération prometteuse (Kandara Qal) sous la responsabilité de Rita Dolce s’est ouverte depuis deux ans  au sein de la mission dirigée par Maria-Grazia Masetti-Rouault.

Deux articles sont plus philologiques: Ran Zadok les continue les investigations sur la toponymie de Judée et l’anthroponymie de la Babylonie entre les époques néo-assyrienne et hellénistique qui révèle la présence de personnes portant de noms arabes. Pierre Villard s’intéresse aux textes historiografiques mésopotamiens pour voir comment les événements politiques néo-assyriens ont influencé la réinterprétation du passé. Ce n’est pas un hasard, donc, que la Chronique de l’Esagil et probablement aussi la Chronique des Premiers Rois ont été composées à la fin de l’empire néo-assyrien, quand la bibliothèque de Ninive s’est constituée.

Toujours à propos de l’époque néo-assyrienne est l’un des deux articles de Ludovico Portuese, qui montre combien les problèmes de protection magique du palais étaient importants et ont transformé donc ses entrées en lieu de rituels spécifiques. L’autre article du même auteur nous rappelle combien la richesse de lectures des oeuvres du passé doit se réfléchir aussi sur les méthodes utilisées aujourd’hui par les chercheurs: c’est un stimulant avertissement à sonder des nouvelles voies pour mieux comprendre le passé.

Bonne lecture!

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Le Professeur Dominique Charpin à l’honneur

Dominique Charpin, Professeur au Collège de France titulaire de la chaire « Civilisation mésopotamienne » et membre de notre UMR 7192, a été choisi pour recevoir un doctorat honoris causa décerné par l’Université de Chicago. Il recevra son titre lors de la prochaine convention de l’Université de Chicago, qui aura lieu en 2021.

Toutes nos félicitations au Professeur Dominique Charpin !

https://news.uchicago.edu/story/university-chicago-award-six-honorary-degrees-2021-convocation

Prix Paule Dumesnil 2020

Ce prix a été décerné par l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à Mme Valérie Matoïan pour soutenir la mission franco-syrienne de Ras Shamra – Ougarit qu’elle dirige, en contribuant à la diffusion de ses travaux.