Parution de : ARCHIBAB 2 – Les archives de la princesse Iltani

Anne-Isabelle Langlois, Archibab 2. Les archives de la princesse Iltani découvertes à Tell al-Rimah (XIIIe siècle avant J.-C.) et l’histoire du royaume de Karana/Qaṭṭara. Mémoires de NABU 18, Paris, 2017

2 tomes (2 x 281 pages) | LIVRES RELIÉS, COUVERTURES RIGIDES

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A propos Marine Béranger

ATER rattachée à la chaire du Pr. Dominique Charpin (Civilisation mésopotamienne – Collège de France)

Thèse de doctorat à l’EPHE sur Le développement des pratiques d’écriture et de l’expression écrite : recherches sur les lettres de l’époque amorrite, inscrite en novembre 2012, sous la direction de D. Charpin.

Chargée de TD à Paris IV Sorbonne (Licence 3 Histoire)

– Description de la thèse :

L’écriture fut inventée en Mésopotamie aux environs de 3300 av. J.-C., probablement par les Sumériens. Les premiers textes écrits permirent d’enregistrer des informations comptables (le nom de produits et de biens avec leur quantité, le nom ou la fonction des intervenants, la nature des opérations effectuées). Le genre épistolaire, contrairement à ce que relate le récit de son invention (cf. Enmerkar et le seigneur d’Aratta), n’apparut qu’au XXIVe s. av. J.-C., soit mille ans après l’invention de l’écriture. Dans l’intervalle, une population nouvelle s’était établie en Mésopotamie et avait adapté l’écriture cunéiforme à la notation de sa propre langue (l’akkadien). Les premières lettres furent par conséquent rédigées, selon l’origine des locuteurs, en langue sumérienne ou akkadienne. Ce sont essentiellement des lettres d’affaire, liées à la gestion administrative comptable et au commerce individuel. Ces lettres sont brèves et recourent souvent à un répertoire de phrases limité. Les lettres diplomatiques sont (presque) absentes de la documentation.

Après la chute du dernier empire sumérien, en 2002 av. J.-C., le pouvoir central éclata en multiples cités-États et de nouveaux besoins communicationnels survinrent. La lettre sortit du contexte bureaucratique et investit abondamment la diplomatie et l’administration générale. Elle fut de plus utilisée par des individus extérieurs au pouvoir royal et à l’administration. Dès lors, le nombre de lettres échangées augmenta considérablement, de même que la longueur du message écrit (certaines lettres ont une centaine de lignes).

En raison du succès que connut la correspondance écrite à partir du IIe mil. av. J.-C., les lettres de cette période furent rédigées dans de nombreuses villes mésopotamiennes, dans des dispositifs communicationnels variés (privé, politique, administratif), par des individus appartenant à différentes communautés linguistiques (parlant le babylonien, l’amorrite, l’assyrien, le hourrite…) et aux statuts sociaux multiples (rois, administrateurs, marchands, religieuses, etc.).

Parmi les assyriologues, l’idée est bien établie que la Mésopotamie est composée de différentes régions possédant chacune leur propre système graphique. Au contraire, ces chercheurs considèrent souvent que la forme écrite du dialecte paléo-babylonien, qui fut utilisé pour rédiger les lettres de la première moitié du IIe mil. av. J.-C., était uniforme. Or, nous l’avons dit, ce dialecte fut utilisé dans une très grande variété de contextes géographiques et socio-linguistiques, sur une période de quatre siècles. L’ensemble de ces données rendait nécessaire et propice la comparaison de la production épistolaire rédigée dans la première moitié du IIe mil. av. J.-C.

Dans la première partie de la thèse, nous observons la diffusion de la pratique épistolaire au cours de la première moitié du IIe mil. av. J.-C. en Mésopotamie. Dans la seconde partie, nous utilisons le corpus épistolaire pour étudier les traditions écrites présentes sur le territoire mésopotamien. Pour ce faire, nous nous intéressons aux normes linguistiques et scripturales. Dans la troisième partie, nous analysons la précision de l’information transmise et énoncée, avec l’hypothèse que le plus grand recours aux lettres pour communiquer conduisit les expéditeurs et/ou les scribes à noter davantage d’informations par écrit.

 

  • Documents de référence pour l’encodage au format XML-TEI du corpus des lettres paléo-babyloniennes [useful materials for the TEI XML encoding of Old Babylonian letters] :
  1. Page Wiki du projet « Analyse d’un corpus akkadien » développé pour analyser un corpus de lettres paléo-babyloniennes avec le logiciel de textométrie TXM (UMR 5191 ICAR) [website page of the project untitled « Analyse d’un corpus akkadien » developed in partnership with the ICAR Research Laboratory in order to analyse a corpus of Old Babylonian letters with the TXM software]
  2. Echantillon du corpus des lettres babyloniennes (OBLCUNEIF) analysées avec TXM disponible en ligne / Sample of a Corpus of Old Babylonian Letters online : Sample of a corpus of Old Babylonian Letters – TXM project
  3. Liste recensant pour chaque signe cunéiforme paléo-babylonien son indice dans le Borger MesZL et son numéro Unicode [list of Old Babylonian cuneiform signs including their MesZL and Unicode number] (par Sylvie Vanséveren, mis à jour le 27/04/2015)