Colloque « Nouvelles recherches autour de la stèle de Mésha », les 02 et 03 octobre au Collège de France

Il y a 150 ans, en 1868, un missionnaire alsacien du nom de Frederick Klein découvrit dans le pays de l’ancien Royaume de Moab, la Jordanie actuelle, une stèle en basalte noir d’une hauteur d’environ 120 cm. Cette découverte fit beaucoup de bruit et les Bédouins finirent par casser ce monument. C’est grâce à la perspicacité de Ch. Clermont-Ganneau, qui deviendra plus tard professeur au Collège de France, que cette stèle a pu être reconstruite.

À l’occasion des 150 ans de cette découverte le Collège de France, en collaboration avec le Deutscher Palästina-Verein et le Musée du Louvre organise un colloque scientifique qui mettra en valeur l’importance de cette stèle, « la reine des inscriptions ouest-sémitiques » selon Ernest Renan.

Les différentes communications qui seront présentées lors de cette rencontre retraceront d’abord l’histoire de la découverte de la stèle de Mésha et son arrivée au Louvre.

On s’interrogera ensuite sur le contenu de cette inscription, les problèmes de déchiffrement ainsi que de la datation de la stèle. Il sera également question de l’univers religieux reflété par le récit de Mésha qui sera également comparé au récit biblique de 2 Rois 3.

D’autres intervenants retraceront l’histoire du pays de Moab et sa relation compliquée avec les royaumes d’Israël et de Juda. Il sera également question de la géographie du Levant ancien et des nouvelles théories concernant des interactions des royaumes du Levant au premier millénaire.

Le colloque offrira ainsi un panorama des reconstructions historiques possibles dont la stèle de Mésha est à l’origine.

Le colloque aura lieu le mardi 02 après-midi (dès 14h) et le mercredi 03 octobre toute la journée, à l’amphithéâtre Guilluame Budé du Collège de France (11 pl. Marcelin Berthelot 75005 Paris).

Programme du colloque

Mardi 02 octobre 2018

14h00-14h15 Mots de bienvenu par Thomas Römer (Collège de France), Jens Kamlah (Deutscher Palästina-Verein), Isabel Bonora (Musée du Louvre)

14h15-14h30 Introduction au Colloque par Herbert Niehr

14h30-15h15 « La découverte de la stèle de Mésha par F. Klein et sa destruction », par Regine Hunziker-Rodewald

15h15-16h00 « La stèle de Mésha au Musée du Louvre: Charles Clermont-Ganneau et l’histoire d’une reconstitution », par Isabel Bonora

Pause

16h30-17h15 « La stèle de Mésha: problèmes épigraphiques, philologiques et de datation », par André Lemaire

17h15h-18h00 « L’univers religieux de l’inscription de Mésha », par Thomas Römer

Mercredi 03 octobre 2018

9h30-10h15 « Dhiban: New Archaeological Evidence », par Bruce Routledge

10h15-11h00 « Das Königtum Meschas », par Dagmar Kühn

11h00-11h45 « Die Mescha-Inschrift und ihre Relevanz für die Erforschung der Geschichte Israels », par Erasmus Gass

Pause 

13h30-14h15 « Représentations de Moab dans la Bible hébraïque », par Matthieu Richelle

14h15-15h00 « Les stèles au Levant à l’Âge du Fer: Eléments de contextualisation pour la stèle de Mésha », par Vincent Blanchard

15h00-15h45 « A la recherche des frontières et des territoires de la Transjordanie – un regard de longue durée (de l’Age du Bronze Récent jusqu’à la fin de l’Age du Fer) », par  Florence Berg

15h45 Conclusion du Colloque

 

Le programme du colloque est aussi disponible à ce lien : affiche colloque Mésha

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A propos Hervé Gonzalez

ATER, chaire « Milieux Bibliques » du professeur Thomas Römer.

Doctorant en sciences des religions à l’université de Lausanne sous la direction du professeur C. Nihan. Ses recherches et publications portent principalement sur la littérature prophétique de la Bible hébraïque, notamment les textes les plus tardifs des époques perse et hellénistique. Sa thèse analyse les représentations de la guerre du livre de Zacharie (chapitres 9-14) dans le contexte de la Judée sous domination lagide (IIIe s. av. n. è.). Il a travaillé et enseigné la Bible hébraïque pendant plusieurs années dans les universités de Lausanne, Genève et Strasbourg, et a également été chercheur invité pendant un an à l’institut d’archéologie de l’université de Tel Aviv.