Conférence de Dr. Nissim Amzallag (Université Ben Gurion du Néguev, Beer Sheba, Israël)

Invité par l’Assemblée des professeurs, sur la proposition du professeur Thomas Römer,

Dr. Nissim Amzallag, de l’université Ben Gurion du Néguev, Beer Sheba (Israël), donnera une conférence sur le sujet suivant :

LES FONDEMENTS METALLURGIQUES DU YAHWISME ISRAELITE

Cette conférence aura lieu au Collège de France (11, place Marcelin-Berthelot, Paris 5e), le mercredi 16 mai 2018,à 11 h, salle 5.

Affiche AMZALLAG

Présentation de la conférence

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Workshop: « Memory as Capital in Iron Age Levant and Adjacent Regions »

Memory as Capital in Iron Age Levant and Adjacent Regions

Collège de France, 23–24 February 2018

Workshop Location: Fondation Hugot du Collège de France, 11 Rue de l’Université, 75007 Paris

This workshop focuses on the way in which ancient societies understood their past and how they used this knowledge to manipulate their present. The role of memory has been explored in numerous studies that have analyzed the materialization of memory in texts, rituals, monuments, and landscapes, and that have considered its ability to adapt under changing societal conditions, including duration and obliteration. Consequently, we wish to deal with memory as capital (following Bourdieu’s definition of the term as all nonmaterial resources of status, prestige, valued knowledge, and privileged relationships), and to explore its application in the study of ancient societies. We will examine how memory was used to create cohesion in the formation of group identities, and how it was used to structure social hierarchy and to replicate it; how it was kept, perceived, adjusted, and presented to the public; and how it was erased from the collective mental map for the advantage of individuals or small groups.

We will focus on the Levant and neighboring regions in the Iron Age, a formative period wedged between two eras of imperial control and characterized by the emergence of a tapestry of polities and multiple regional identities. The imperial heritage was treated in multiple ways in the former imperial heartlands and in the Levant. The memory of the imperial past was manipulated by the new social structures established in both Egypt and Mesopotamia while at the same time, Levantine societies adopted new identities and renegotiated them, and, during their later phases of existence, they encountered and resisted the emerging new imperial order.

It is against these similar historical circumstances that we will explore the similarities in the role of memory in each society while remaining aware of peculiarities of given arenas with given social structures.

Friday, February 23rd

12:45 Gathering

13:00 Introduction: Memory as Capital Ido Koch (Tel Aviv University) and Thomas Römer (Collège de France)

13:45 Shaping Collective Memory at (Collective) Grave Sites: The Representation of Death as a Tool for Creating Shared Memories in the Late Bronze Age and Iron Age Northern Levant Sarah Lange (University of Tübingen)

14:30 Coffee Break

15:00 Recycling Orthostats and Collecting Capital in the Iron Age Syro-Hittite Kingdoms Virginia Herrmann (University of Tübingen)

15:45 The Construction of a New Collective Memory in Phoenicia as a Response to Achaemenid Power: Material Culture as an “Objectified Cultural Capital” Tatiana Pedrazzi (Istituto di Studi sul Mediterraneo Antico [ISMA], CNR – Roma)

16:30 Coffee Break

17:00 Between Continuity and Change: Collective Memories of the Assyrian Elites in the 2nd and 1st Millennia Aaron Schmitt (University of Mainz)

17:45 Memories of an Empire: Egypt under the 21st–22nd Dynasties Shirly Ben-Dor Evian (Tel Aviv University and Israel Museum, Jerusalem)

Saturday, February 24th

10:00 Visibility and Invisibility: Political Landscapes in Israel and Judah Yuval Gadot (Tel Aviv University)

10:45 Consented Violence in Collective Memory: The Lachish Case in the Perspective of Epigraphical and Iconographical data Laura Battini (Collège de France) 3

11:30 Coffee Break

12:00 Memories of the Cities of the Past: Tel Reḥov and the Israelite Identity Omer Sergi (Tel Aviv University)

12:45 Cultural Forgetting: The Strategy of Fading Out Narrative in the Book of Genesis. A Suggestion for its Interpretation Regine Hunziker-Rodewald (University of Strasbourg)

13:30 Lunch Break

15:00 From Israel to Judah: Collective Memory in the Making Matthieu Richelle (Faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine)

15:45 Jeroboam’s Golden Calves: Constructing a Counter History of the Levites in the Books of Chronicles Jaeyoung Jeon (University of Lausanne)

16:30 Coffee Break

17:00 Concluding Remarks and Final Discussion

Memory as Capital Workshop Paris 2018

Nouvelle parution de Thomas Römer : L’invention de Dieu (format de poche avec postface inédite)

Thomas Römer

L’invention de Dieu, Points Histoire, Paris : Points, 2017 (première parution aux éditions du Seuil, 2014).

L'Invention de Dieu de Thomas Römer

352 pages, broché, format de poche

Comment un dieu parmi d’autres est-il devenu Dieu ? Telle est l’énigme fondatrice que cette plongée aux sources du monothéisme se propose d’élucider en parcourant, sur un millénaire, les étapes de son invention. D’où vient ce dieu ? Quels étaient ses attributs et quel était son nom avant que celui-ci ne devienne imprononçable ? Sous quelles formes était-il vénéré ? Pourquoi les autres divinités déchurent-elles ? À la lumière de la critique historique, philologique et exégétique et des plus récentes découvertes de l’archéologie et de l’épigraphie, Thomas Römer livre les réponses d’une enquête passionnante sur les traces d’une divinité de l’orage et de la guerre érigée, après sa « victoire » sur ses rivaux, en dieu unique, universel et transcendant. 

Avec une postface inédite.

Spécialiste mondialement reconnu de l’Ancien Testament, Thomas Römer occupe la chaire « Milieux bibliques » au Collège de France ; il est également professeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne.

http://www.lecerclepoints.com/livre-invention-dieu-thomas-roemer-9782757868195.htm

Cours du Professeur Christophe NIHAN (Université de Lausanne, Suisse)

Invité par le professeur Thomas Römer, titulaire de la chaire «Milieux bibliques», M. Christophe NIHAN, professeur à l’université de Lausanne, donnera une série de quatre leçons sur le sujet suivant :

LE GRAND PRÊTRE À L’ÉPOQUE PERSE : ENTRE HISTOIRE ET REPRÉSENTATIONS

Les leçons sont intitulées:

  • Le grand prêtre à l’époque perse : données historiques
  • Le grand prêtre, l’exil et la cour céleste dans le livre de Zacharie
  • Culte et pouvoir : le grand prêtre dans les traditions sacerdotales du Pentateuque (Exode et Lévitique)
  • Vers une hiérocratie ? Le grand prêtre dans le livre des Nombres

Ces leçons auront lieu au Collège de France (11, place Marcelin Berthelot, Paris 5e) les lundis 9, 16, 23 et 30 octobre 2017, à 14h30, amphithéâtre Guillaume Budé.

AFFICHE Christophe NIHAN

Nouvelle parution : Entre dieux et hommes : anges, démons et autres figures intermédiaires

Thomas Römer, Bertrand Dufour, Fabian Pfitzmann et Christophe Uehlinger, éd.

Entre dieux et hommes : anges, démons et autres figures intermédiaires. Actes du colloque organisé par le Collège de France, Paris, les 19 et 20 mai 2014, Orbis Biblicus et Orientalis 286, Fribourg : Academic Press / Göttingen : Vandenhoeck & Ruprecht, 2017.

286 / Entre dieux et hommes: anges, démons et autres figures intermédiaires

XII-372 pages, relié

Dans bon nombre de religions antiques et modernes, la question de la place de l’homme et de sa relation avec des dieux ou autres puissances supérieures occupe une place importante. Loin de réduire cette réflexion à un simple binôme humain(s) vs. dieu(x), de nombreux textes et représentations figurées anciens attestent l’idée qu’il existe entre les dieux et les hommes toute une série d’êtres intermédiaires ou hybrides, qu’à la suite des anciens nous avons l’habitude de nommer « anges », « démons », « héros » et que l’on qualifie volontiers aujourd’hui d’êtres « surnaturels ». Parmi eux, les morts (ou du moins certains morts éminents) à qui l’on prête la connaissance d’un monde que les vivants ne peuvent qu’imaginer imparfaitement, occupent une place particuliere.

Ces êtres intermédiaires (certains anonymes, d’autres nommés tels que Pazuzu, Azazel, Gabriel, Métatron, ou Satan…) peuvent jouer des rôles que l’on ne veut pas attribuer aux dieux, en être les relais ou les adversaires ou prendre le rôle de médiateurs entre des dieux trop occupés ou trop lointains pour entretenir une relation directe avec les humains, ou entre les mondes inférieur et supraterrestre. La gestion de ces figures souvent liminaires peut s’avérer plus compliquée encore que de satisfaire les dieux. En même temps, elles reflètent la complexité des expériences du réel que faisaient les anciens et remplissent des fonctions dans le discours social qui vont au-delà de la simple fiction littéraire.

Ce volume issu d’un colloque au Collège de France organisé par la chaire « Milieux Bibliques » les 19 et 20 mai 2014 étudie de près ces êtres intermédiaires tels que les concevaient les sociétés du Proche-Orient ancien, et en particulier les lettrés à l’origine des écrits et littératures qui témoignent de leur imaginaire religieux. La plupart des contributions aborde, soit des textes cunéiformes du IIe et du Ier millénaire avant notre ère, soit la littérature biblique et des traditions postérieures qui s’en sont inspirées, du judaïsme ancien à l’islam en passant par le manichéisme ; l’Égypte et le zoroastrisme sont également pris en considération. On apprend ainsi à connaître et mieux comprendre les génies protecteurs et les démons malveillants, les héros et les géants d’antan, des humains divinisés ou des anges porteurs de révélations innovantes. Le panorama des intermédiaires bibliques s’avère particulièrement riche en figures de tout genre, au point de constituer un véritable pandaemonium israélite et de soulever cette interrogation à première vue surprenante : y aurait-il eu, à un moment donné, un trop-plein dans le monde divin ?

English:

It has long been an important issue for many religions, both ancient and modern, to imagine and question the differences between humans and deities as well as their means to communicate between each other. Ancient Near Eastern texts and iconography conceive this relationship in more than binary terms (i.e., human vs. divine): they presume the existence of various intermediate and often liminal entities, whom scholars have usually classified in terms of “angels”, “demons”, “heroes” etc. According to ancient belief, such beings (some anonymous, others named such as Pazuzu, Azazel, Gabriel, Metatron, or Satan…) could take over roles that were considered as unfitting for the gods themselves; they could act as messengers and intermediaries, or in contrast even rival the gods. The dead (or at least the prominent among the deceased, such as kings or prophets) could be considered as intermediates in their own right, since they were thought to have special knowledge of a sphere that the living could only imagine imperfectly. To keep such entities at a distance or to satisfy them and gain their sympathy could at times prove no less challenging than to serve the gods. On the other hand, imagining those entities helped ancient societies and individuals, and particularly the literary elites among them, to manage and structure the contingencies of the world they lived in.

The present volume offers the proceedings of an international symposium, organized by the chair of  « Milieux Bibliques » and held at the Collège de France on 19-20 May 2014, dealing with intermediate beings as imagined in ancient Near Eastern societies and reflected in their textual and visual records. The aim was to get a better sense of how such entities were conceived, what roles they were attributed and what functions they fulfilled in culture and society, religion and literature, ritual and belief. The contributions scrutinize cuneiform and other ancient Near Eastern texts, as well as biblical literature, in order to understand ancient Mesopotamian, Levantine and Israelite conceptions of human-divine hybrids and intermediaries; other papers address ancient Egyptian, Jewish, Manichaean, Christian, Zoroastrian, and Islamic sources and beliefs. In all their variety, and in the variety of the numinous figures (collectives or individuals, anonymous or named) that are analyzed, these studies provide vivid insights into how the ancients experienced and modeled the reality they lived in when mobilizing human-divine intermediates for their own concerns.

 

Thomas Römer est Professeur au Collège de France (Chaire « Milieux bibliques ») et à l’Université de Lausanne (Bible hébraïque). Il est Vice-Administrateur du Collège de France et directeur de l’UMR 7192. Bertrand Dufour et Fabian Pfitzmann ont été ses assistants au Collège de France entre 2013 et 2015. Ils sont aujourd’hui doctorants en Ancien Testament/Bible hébraïque, le premier à l’Institut catholique de Paris, le second à l’Institut romand de sciences bibliques, Université de Lausanne. Christoph Uehlinger est Professeur d’Histoire comparée des Religions et dirige le Département de Sciences des religions de l’Université de Zurich.

Entre dieux et hommes_Avant-propos

http://www.paulusedition.ch/academic_press/product.php?id_product=1604