A propos Hervé Gonzalez

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https://college-de-france.academia.edu/Herv%C3%A9Gonzalez

ATER, chaire « Milieux Bibliques » du professeur Thomas Römer.

Doctorant en sciences des religions à l’université de Lausanne sous la direction du professeur C. Nihan. Ses recherches et publications portent principalement sur la littérature prophétique de la Bible hébraïque, notamment les textes les plus tardifs des époques perse et hellénistique. Sa thèse analyse les représentations de la guerre du livre de Zacharie (chapitres 9-14) dans le contexte de la Judée sous domination lagide (IIIe s. av. n. è.). Il a travaillé et enseigné la Bible hébraïque pendant plusieurs années dans les universités de Lausanne, Genève et Strasbourg, et a également été chercheur invité pendant un an à l’institut d’archéologie de l’université de Tel Aviv.

Nouvelle parution de Thomas Römer : Les 100 mots de la Bible

Thomas Römer

Les 100 mots de la Bible, Que sais-je ? 4057, Paris : Presses Universitaires de France, 2016.

128 pages, broché.

La Bible hébraïque, que les chrétiens appellent « Ancien Testament », n’est pas tombée du ciel. Fruit d’une longue maturation, complexe mais passionnante, elle soulève bien des questions et n’est pas toujours très facile d’accès.
S’agit-il d’un livre d’histoire ou de mythologie ? Est-elle vraiment monothéiste ? Ne légitimerait-elle pas la violence ? Condamne-t-elle l’homosexualité ? Pourquoi le judaïsme interdit-il de prononcer le nom de Yhwh ? D’où vient l’idée de peuple élu ?
En analysant la Bible comme n’importe quel texte, Thomas Römer donne des clés pour comprendre un livre pas comme les autres, au fondement des trois grands monothéismes.

Thomas Römer est professeur de la chaire « Milieux bibliques » au Collège de
France et professeur de Bible hébraïque à l’Université de Lausanne.

https://www.puf.com/content/Les_100_mots_de_la_Bible

Colloque de la chaire Milieux Bibliques du Collège de France : Oral et écrit dans l’Antiquité orientale

Colloque organisé par Thomas Römer et Hervé Gonzalez

Oral et écrit dans l’Antiquité orientale : les processus de rédaction et d’édition, les 26 et 27 mai 2016 à l’amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, 11 place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris.

Vidéos des communications

Problématique du colloque

La littérature de l’Antiquité orientale se présente comme une littérature de tradition dont la composition et la transmission résultent de processus complexes, à la fois oraux et écrits. Dans les études bibliques, alors que le début du XXe s. a été marqué par la recherche des traditions orales contenues dans les textes, de nombreux travaux récents, en lien notamment avec l’étude des manuscrits de Qûmran, se sont intéressés à la dimension scribale des textes afin de reconstruire les milieux et les pratiques de leurs scribes porteurs. Le développement et la transmission des traditions littéraires sont bien attestés en Mésopotamie, où plusieurs exemplaires de textes classiques, comme l’épopée de Gilgamesh, ont été mis à jour, séparés parfois par un écart de plusieurs siècles. Différents travaux ont souligné que des processus oraux sont également en jeu dans la transmission écrite et la transformation de ces traditions.

S’il existe un lien complexe entre oralité et écriture dans l’Antiquité orientale, celui-ci est expliqué de différentes manières dans la recherche, en fonction des genres littéraires des textes, de leurs contextes, et aussi des modèles théoriques que les chercheurs emploient pour comprendre le développement de la littérature ancienne. Faut-il par exemple penser à une évolution progressive allant de l’oral à l’écrit dans l’Antiquité ? D’autres modèles ont également été proposés, envisageant la cohabitation voire l’imbrication des deux dimensions, p. ex. au travers de la mémorisation, la récitation ou la lecture des traditions mises par écrit. Comment et dans quelle mesure l’oralité joue-t-elle un rôle dans les processus de rédaction et d’édition des textes ? Est-il encore possible d’identifier des traditions ou des pratiques orales à l’arrière plan des textes ? Existe-t-il des compositions uniquement scribales ? Peut-on identifier de manière précise les contextes sociaux des scribes impliqués (palais, temple…) ? Dans la perspective comparatiste qui le caractérise, ce colloque explorera les différentes modalités de l’articulation ente l’oral et l’écrit dans l’Antiquité orientale élargie, ainsi que ses implications pour une compréhension historique des textes.

Programme du colloque

Jeudi 26 mai, matinée

9h00 Ouverture du colloque : Thomas Römer

Présidence : Thomas Römer

9h15 Jean-Marie Durand (Collège de France, UMR 7192) : De l’écrit à l’oral dans le Moyen-Euphrate à l’âge du Bronze

9h45 Michaël Guichard (Ecole Pratique des Hautes Etudes, UMR 7192) : La circulation des formules magiques dans le Proche-Orient antique : le cas des incantations inédites de Mari

10h15 Herbert Niehr (Université de Tübingen) : Les messages d’outre-tombe en Syrie entre oralité et écriture

Pause

Présidence : Michaël Guichard

11h15 Nicolas Grimal (Collège de France, UMR 8152) : Le signe et la trace

11h45 Benjamin Sass (Université de Tel Aviv) : La chancellerie sous les Omrides

12h15 André Lemaire (Ecole Pratique des Hautes Etudes, UMR 7192) : Scribe royal et passage de l’oral à l’écrit : les cycles d’Élie et d’Elisée

Jeudi 26 mai, après-midi 

Présidence : Nele Ziegler

14h15 Lionel Marti (CNRS, UMR 7192) : Dire, écrire, transmettre : les processus d’édition des inscriptions royales assyriennes

14h45 Dominique Charpin (Collège de France, UMR 7192) : De l’histoire à la légende : le cas des rois d’Akkad

15h15 Stefan Maul (Université de Heidelberg) : Réflexions sur la transmission de l’épopée de Gilgamesh

Pause

Présidence : David Hamidovic

16h15 Jean Kellens (Collège de France) : Qui était en charge de l’oralité mazdéenne ?

16h45 Hervé Gonzalez (Collège de France, UMR 7192) : Des oracles à la littérature prophétique

17h15 Thomas Römer (Collège de France, UMR 7192) : Les origines de la Torah orale dans le Pentateuque

Vendredi 27 mai, matinée

N.B. : Les conférences en anglais bénéficieront d’une traduction simultanée par audiophones

Présidence : Dominique Charpin

9h30 Paul Delnero (Université John Hopkins de Baltimore) : Texts Before Texts: The Role of Orality and Memory in the Transmission of Sumerian Ritual Laments / Des textes avant les textes. Le rôle de l’oralité et de la mémoire dans la transmission des lamentations rituelles sumériennes

10h00 Dominique Jaillard (Université de Genève) : Oralités et écritures dans le monde des cités grecques. Savoirs et pratiques 

10h30 David Carr (Union Theological Seminary de New York) : Dynamics of Scribal Memorization and Revision at the Beginning of the Bible: The Case of Genesis 1-5 / La dynamique de mémorisation scribale et et la révision du début de la Bible. Le cas de Genèse 1-5 

Pause

Présidence : André Lemaire

11h30 Jean-Louis Ska (Institut Biblique Pontifical de Rome) : Les théories sur la tradition orale de la fin du 19ème siècle jusqu’à aujourd’hui

12h00 Jaeyoung Jeon (Université de Lausanne) : Orality in Redaction? Some Cases in the Pentateuch / De l’oralité dans les rédactions ? Quelques cas tirés du Pentateuque

12h30 Diana Edelman (Université de Oslo) : How Starting Assumptions Affect Results: The Story of David’s Slaying of Goliath (1 Samuel 17; 2 Samuel 21:19) Interpreted in Terms of Orality, Scribalism, and Cultural Memory / L’influence des présupposés sur les résultats. L’histoire de David et Goliath (1 Samuel 17 ; 2 Samuel 21,19) lue sous les prismes de l’oralité, de la scribalité et de la mémoire culturelle

Vendredi 27 mai, après-midi

Présidence : Jean-Marie Durand

14h30 Jan Rückl (Université Charles de Prague) : Oral et écrit dans la transmission du texte des livres de Samuel et Rois

15h00 David Hamidovic (Université de Lausanne) : L’oralité dans l’édition et les rééditions de la Règle de la Communauté à Qumrân 

15h30 François Déroche (Collège de France, UMR 7192) : L’impossible stemma coranique

16h00 Discussion et clôture du colloque

 

 

Nouvelle parution de Thomas Römer et Loyse Bonjour : L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible

Thomas Römer et Loyse Bonjour

L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Essais Bibliques 37, Genève : Labor et Fides, 2016, 2ème éd. mise à jour (1ère éd. 2005).

144 pages, broché

L’homosexualité est aujourd’hui un des grands thèmes de société. Le débat s’inscrit aussi dans le cadre des Eglises, et lorsque les chrétiens abordent ce thème, l’argument biblique joue un rôle décisif. Or, ce recours à la Bible est une affaire hautement piégée, car bien souvent on cite les Écritures pour légitimer sa propre position sur la question. Au-delà des lectures apologétiques qui ont trop souvent réduit les textes bibliques au rôle d’arguments justifiant ou condamnant
l’homosexualité, cette nouvelle édition, remaniée et actualisée, propose un parcours historique et informatif dans le monde du Proche-Orient ancien et de la Bible, à la recherche de la conception que ces sociétés avaient des relations amoureuses et sexuelles entre deux personnes du même sexe et du statut qu’elles leur accordaient.

Thomas Römer est professeur de la chaire « Milieux bibliques » au Collège de
France et professeur de Bible hébraïque à l’Université de Lausanne.
Loyse Bonjour, théologienne, travaille pour l’International Rescue Committee à
New York.

http://www.laboretfides.com/?page_id=3&product_id=500055

Nouvelle parution de Jean-Marie Durand, Lionel Marti et Thomas Römer (éd.) : Colères et repentirs divins

Jean-Marie Durand, Lionel Marti et Thomas Römer (éd.)

Colères et repentirs divins. Actes du colloque organisé par le Collège de France, Paris, les 24 et 25 avril 2013, Orbis Biblicus et Orientalis 278, Fribourg / Göttingen : Academic Press / Vandenhoeck & Ruprecht, 2015.

 

Colères et repentirs divins : actes du colloque -

 

X-406 pages, relié

Ce colloque sur les « Colères et repentirs divins » a réuni des biblistes, des assyriologues, et des spécialistes de l’Égypte, de la Grèce et de la Rome antiques, ainsi que du monde arabe.

Le motif de la colère divine est en effet une thématique qui est partagée par toutes les civilisations anciennes et qui perdure encore aujourd’hui dans de nombreux discours religieux. Elle suppose l’existence originelle d’une faute suscitant la colère divine, qui se manifeste ensuite dans les malheurs et catastrophes survenant au cours de l’existence des individus ou des sociétés.

Plusieurs contributions portent sur la guerre et des destructions attribuées à la colère divine. La destruction de Jérusalem par les troupes babyloniennes en 587 av. J.-C. a abondamment été investie par le thème de la colère divine. Le lien entre catastrophe militaire et punition divine est largement répandu dans le Proche-Orient ancien, où de nombreux textes explorent aussi la possibilité d’apaiser les divinités.

La maladie constitue une autre expression de la colère divine abordée dans ce volume. Dans l’Égypte ancienne comme dans la Bible hébraïque, mais aussi à l’époque mamelouke, certaines maladies de peau présentent la particularité de manifester le courroux divin directement dans le corps du fautif présupposé.

Il existe également des textes, dans la Bible comme ailleurs dans le Proche-Orient, qui contestent l’idée d’un lien entre le malheur d’un groupe ou d’un individu et la manifestation de la colère divine.

S’il est largement admis que les dieux se mettent en colère, peuvent-ils également se repentir ? Si les dieux ne se repentent pas dans un sens chrétien du terme, ils peuvent néanmoins changer d’avis, éprouver un regret, faire preuve de mansuétude ou connaître l’apaisement. Cette idée est attestée par les psaumes pénitentiels dont des exemplaires inédits découverts à Mari ont été présentés pour la première fois durant le colloque. Il existe également des exemples pour la Grèce ancienne, alors que la situation à Rome semble se présenter différemment. Dans la Bible hébraïque, c’est surtout le livre de Jonas qui peut être lu comme une fable sur le repentir divin.

 

This colloquium brought together biblical scholars, specialists of ancient Mesopotamia, Egypt, Greece, Rome, and of the Islamic word. The motif of divine wrath is indeed a topic that can be found in almost all ancient civilizations, but is also often used in contemporary religious discourse. It presupposes that personal or collective faults provoke divine anger, which can manifest itself in political and military catastrophes but also in personal disasters.

Several articles deal with war and destruction as manifestations of divine wrath. In the Hebrew Bible the destruction of Jerusalem in 587 BCE is often understood as the result of Yhwh’s anger. In the ancient Near East, military catastrophes are seen to reflect divine punishment, such that certain texts explore the possibility of appeasing the gods. Illness is also explained as the consequence of the wrath of one or many gods. In ancient Egypt, and also in the Hebrew Bible as well as texts from the Mameluke period, particular skin diseases are understood as a material manifestation of divine anger that stigmatizes the supposed sinner’s body.

In ancient Mesopotamia as well as in the Bible, other texts criticize the idea of divine retribution, arguing that a collective or personal disaster cannot or should not be explained ‘logically’ in terms of divine punishment.

There seems to be little doubt that almost all deities can get angry quite easily, but what about divine repentance? Since the term repentance may have a strong Christian undertone, it might be preferable to speak of a change of mind, in which gods can also regret their acts, show mercy, or be appeased. This idea is found in two penitential psalms from Mari that are published for the first time in this volume. Examples from ancient Greece also demonstrate the appeasement of divine anger, whereas in ancient Rome the situation seems to have been somewhat different. In the Hebrew Bible, the book of Jonah can be understood as a parable about how Yhwh can or cannot change his mind.

 

Editeurs 

Jean-Marie Durand est Professeur honoraire du Collège de France, ancien titulaire de la chaire d’Assyriologie. Il a dirigé l’UMR 7192 (CNRS/Collège de France) jusqu’en 2011.

Lionel Marti est chercheur au CNRS en Assyriologie, membre de l’UMR 7192.

Thomas Römer est Professeur au Collège de France (Chaire des Milieux bibliques) et à l’Université de Lausanne (Bible hébraïque). Il est Vice-Administrateur du Collège de France et directeur de l’UMR 7192.

http://www.paulusedition.ch/academic_press/product.php?id_product=1561

Nouvelle parution de Thomas Römer : The Invention of God

Thomas Römer

The Invention of God, translated by Raymond Geuss, Cambridge, MA / London : Harvard University Press, 2015 (originally published in French as L’invention de Dieu, Les livres du nouveau monde, Paris : Edition du Seuil, 2014).

Cover: The Invention of God in HARDCOVER

320 pages, hardcover

Who invented God? When, why, and where? Thomas Römer seeks to answer these questions about the deity of the great monotheisms—Yhwh, God, or Allah—by tracing Israelite beliefs and their context from the Bronze Age to the end of the Old Testament period in the third century BCE.

That we can address such enigmatic questions at all may come as a surprise. But as Römer makes clear, a wealth of evidence allows us to piece together a reliable account of the origins and evolution of the god of Israel. Römer draws on a long tradition of historical, philological, and exegetical work and on recent discoveries in archaeology and epigraphy to locate the origins of Yhwh in the early Iron Age, when he emerged somewhere in Edom or in the northwest of the Arabian peninsula as a god of the wilderness and of storms and war. He became the sole god of Israel and Jerusalem in fits and starts as other gods, including the mother goddess Asherah, were gradually sidelined. But it was not until a major catastrophe—the destruction of Jerusalem and Judah—that Israelites came to worship Yhwh as the one god of all, creator of heaven and earth, who nevertheless proclaimed a special relationship with Judaism.

A masterpiece of detective work and exposition by one of the world’s leading experts on the Hebrew Bible, The Invention of God casts a clear light on profoundly important questions that are too rarely asked, let alone answered.

Thomas Römer is Professor of the Hebrew Bible at the Collège de France and Professor at the University of Lausanne.

Raymond Geuss is Emeritus Professor in the Faculty of Philosophy at the University of Cambridge.

http://www.hup.harvard.edu/catalog.php?isbn=9780674504974