A propos Marine Béranger

[ moc.l1490877859iamg@1490877859regna1490877859reb.e1490877859niram1490877859 ]

ATER rattachée à la chaire du Pr. Dominique Charpin (Civilisation mésopotamienne – Collège de France)

Thèse de doctorat à l’EPHE sur Le développement des pratiques d’écriture et de l’expression écrite : recherches sur les lettres de l’époque amorrite, inscrite en novembre 2012, sous la direction de D. Charpin.

Chargée de TD à Paris IV Sorbonne (Licence 3 Histoire)

– Description de la thèse :

L’écriture fut inventée en Mésopotamie aux environs de 3300 av. J.-C., probablement par les Sumériens. Les premiers textes écrits permirent d’enregistrer des informations comptables (le nom de produits et de biens avec leur quantité, le nom ou la fonction des intervenants, la nature des opérations effectuées). Le genre épistolaire, contrairement à ce que relate le récit de son invention (cf. Enmerkar et le seigneur d’Aratta), n’apparut qu’au XXIVe s. av. J.-C., soit mille ans après l’invention de l’écriture. Dans l’intervalle, une population nouvelle s’était établie en Mésopotamie et avait adapté l’écriture cunéiforme à la notation de sa propre langue (l’akkadien). Les premières lettres furent par conséquent rédigées, selon l’origine des locuteurs, en langue sumérienne ou akkadienne. Ce sont essentiellement des lettres d’affaire, liées à la gestion administrative comptable et au commerce individuel. Ces lettres sont brèves et recourent souvent à un répertoire de phrases limité. Les lettres diplomatiques sont (presque) absentes de la documentation.

Après la chute du dernier empire sumérien, en 2002 av. J.-C., le pouvoir central éclata en multiples cités-États et de nouveaux besoins communicationnels survinrent. La lettre sortit du contexte bureaucratique et investit abondamment la diplomatie et l’administration générale. Elle fut de plus utilisée par des individus extérieurs au pouvoir royal et à l’administration. Dès lors, le nombre de lettres échangées augmenta considérablement, de même que la longueur du message écrit (certaines lettres ont une centaine de lignes).

En raison du succès que connut la correspondance écrite à partir du IIe mil. av. J.-C., les lettres de cette période furent rédigées dans de nombreuses villes mésopotamiennes, dans des dispositifs communicationnels variés (privé, politique, administratif), par des individus appartenant à différentes communautés linguistiques (parlant le babylonien, l’amorrite, l’assyrien, le hourrite…) et aux statuts sociaux multiples (rois, administrateurs, marchands, religieuses, etc.).

Parmi les assyriologues, l’idée est bien établie que la Mésopotamie est composée de différentes régions possédant chacune leur propre système graphique. Au contraire, ces chercheurs considèrent souvent que la forme écrite du dialecte paléo-babylonien, qui fut utilisé pour rédiger les lettres de la première moitié du IIe mil. av. J.-C., était uniforme. Or, nous l’avons dit, ce dialecte fut utilisé dans une très grande variété de contextes géographiques et socio-linguistiques, sur une période de quatre siècles. L’ensemble de ces données rendait nécessaire et propice la comparaison de la production épistolaire rédigée dans la première moitié du IIe mil. av. J.-C.

Dans la première partie de la thèse, nous observons la diffusion de la pratique épistolaire au cours de la première moitié du IIe mil. av. J.-C. en Mésopotamie. Dans la seconde partie, nous utilisons le corpus épistolaire pour étudier les traditions écrites présentes sur le territoire mésopotamien. Pour ce faire, nous nous intéressons aux normes linguistiques et scripturales. Dans la troisième partie, nous analysons la précision de l’information transmise et énoncée, avec l’hypothèse que le plus grand recours aux lettres pour communiquer conduisit les expéditeurs et/ou les scribes à noter davantage d’informations par écrit.

 

  • Documents de référence pour l’encodage au format XML-TEI du corpus des lettres paléo-babyloniennes [useful materials for the TEI XML encoding of Old Babylonian letters] :
  1. Page Wiki du projet « Analyse d’un corpus akkadien » développé pour analyser un corpus de lettres paléo-babyloniennes avec le logiciel de textométrie TXM (UMR 5191 ICAR) [website page of the project untitled « Analyse d’un corpus akkadien » developed in partnership with the ICAR Research Laboratory in order to analyse a corpus of Old Babylonian letters with the TXM software]
  2. Echantillon du corpus des lettres babyloniennes (OBLCUNEIF) analysées avec TXM disponible en ligne / Sample of a Corpus of Old Babylonian Letters online : Sample of a corpus of Old Babylonian Letters – TXM project
  3. Liste recensant pour chaque signe cunéiforme paléo-babylonien son indice dans le Borger MesZL et son numéro Unicode [list of Old Babylonian cuneiform signs including their MesZL and Unicode number] (par Sylvie Vanséveren, mis à jour le 27/04/2015)

[Conférence] Dominique CHARPIN «Présent et avenir des recherches sur la civilisation mésopotamienne : quelques perspectives»

Lors de la prochaine conférence des professeurs du Collège de France,

Dominique CHARPIN (Civilisation mésopotamienne) interviendra sur le sujet suivant :

« Présent et avenir des recherches sur la civilisation

mésopotamienne : quelques perspectives »

Date : mardi 31 janvier 2017, 13h00 à 14h00

Lieu : Collège de France, Salle 5

Venez nombreux !

[Colloque] Aux commencements. Création et temporalité dans la Bible et son contexte culturel

Plusieurs membres de notre UMR 7192 interviendront lors du colloque « Aux commencements. Création et temporalité dans la Bible et son contexte culturel » qui se tiendra les 27 et 28 février 2017 à l’Institut Catholique de Paris.

Programme du colloque ICP

Inscription indispensable : inscription colloque ICP.

Séminaire du Département des Antiquités orientales – Louvre 2016

Séminaire d’Archéologie et d’Epigraphie du département des Antiquités orientales
Musée du Louvre

11 janvier – 14 juin 2016

 

PROGRAMME

11 janvier – Séminaire inaugural
Dominique Charpin – « Les archives royales de Mari, 80 ans de recherche »

22 février
Michel al-Maqdissi – Titre à préciser

15 mars
Jean Margueron – « Emar : les leçons d’une fouille de sauvetage »

19 avril
J.-P. Thalmann et Mathilde Jean – « De la stratigraphie de Tell Arqa (Liban) aux réserves du Louvre : du nouveau sur l’âge du Bronze ancien du Levant septentrional ».

17 mai
Jacob Dahl – « Recent advances and future prospects in the study of proto-Elamite »

31 mai
Béatrice Muller – « Images d’architecture au Louvre : reflets divers de mondes anciens »

14 juin
Catherine Commenge – « Les installations de galets peints des habitations souterraines des sites chalcolithiques d’Abou Matar et Safadi, Néguev septentrional, Israël (4200-3800 BC) : une approche cognitive ».

 

INFOS PRATIQUES

PARIS, « Salle des 80 » (entrée par l’auditorium du Louvre)

Le mercredi – De 18h à 20h

[Exposition] L’Histoire commence en Mésopotamie [du 01/11/2016 au 23/01/2017]

En grec ancien, la Mésopotamie signifie littéralement « le pays entre les fleuves », le Tigre et l’Euphrate. Située pour l’essentiel en Irak actuel, la Mésopotamie antique est le berceau de nombreuses « premières fois » fondamentales : invention de l’écriture, premières institutions et administrations, premiers rois  historiques. C’est aussi dans cette région que sont mis en place les villes et les systèmes urbains dont nous sommes les héritiers.

L’exposition présente ce monde à la fois proche et lointain, à travers 3000 ans d’histoire, de la fin du IVe millénaire jusqu’au IVe siècle avant notre ère. Elle rassemble plus de 400 objets, dont de nombreux chefs-d’oeuvre et des pièces n’ayant jamais été montrées. Elle rappelle aussi l’importance de ce patrimoine mondial, aujourd’hui menacé par la  situation tragique au Moyen-Orient.

Commissaire(s) : Ariane Thomas, musée du Louvre.

Informations pratiques

Du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017

Galerie d’exposition temporaire
Tarif plein : 10€
Tarif 18-25 ans : 5€
Gratuit pour les moins de 18 ans
Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h
(Dernier accès à 17h15)

http://www.louvre.fr/expositions/l-histoire-commence-en-mesopotamie-0

Exposition Louvre-Lens (statue d'Ebih-Il)

Exposition Louvre-Lens
(statue d’Ebih-Il)

[Colloque] De la tablette cunéiforme à la tablette tactile : protéger et étudier l’antique Mésopotamie en 2016

9 novembre 2016  – Auditorium du Louvre
10 novembre 2016 – Musée du Louvre-Lens

La Mésopotamie, le « pays entre les deux fleuves » situé pour l’essentiel en Irak actuel, est le berceau de l’écriture avec laquelle commence l’Histoire. C’est aussi le pays des premières villes et des systèmes politiques et administratifs les plus anciennement connus à ce jour. Si nos villes, notre cadre de vie, nos croyances et notre imaginaire modernes sont bien différents de ceux de la Mésopotamie antique, ils n’en sont pas moins les lointains héritiers des innovations fondamentales de la civilisation mésopotamienne. Aujourd’hui menacé par les destructions, le pillage et le trafic illicite des antiquités, ce patrimoine pluri-millénaire de l’humanité fait en même temps l’objet de nombreux projets de recherche dont un florilège sera présenté au cours de cette rencontre internationale organisée en lien avec l’exposition « L’Histoire commence en Mésopotamie » présentée au Louvre-Lens du 2 novembre 2016 au 23 janvier 2017.

En partenariat avec le musée du Louvre-Lens
Avec le soutien de la Fondation Hugot du Collège de France

http://www.louvre.fr/de-la-tablette-cuneiforme-la-tablette-tactile%C2%A0-proteger-et-etudier-l-antique-mesopotamie-en-2016